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Attentat du 14 juillet 2016 - Dispositif de sécurité

 
Attentat du 14 juillet 2016 - Dispositif de sécurité

Conférence de presse du jeudi 21 juillet 2016 de MM. Adolphe Colrat, Préfet des Alpes-Maritimes et Marcel Authier, Contrôleur général, Directeur Départemental de la Sécurité Publique

Les propos de M. Adolphe Colrat, Préfet des Alpes-Maritimes :

Après l’attentat effroyable du 14 juillet à Nice, qui a coûté la vie à 84 personnes, en a blessé, souvent grièvement, de plus nombreuses encore, avec un traumatisme profond et durable pour les témoins, je veux vous dire d’abord que je comprends les sentiments que nos concitoyens éprouvent.

Nous les partageons totalement.

En tant que préfet, j’assume pleinement ma responsabilité d’avoir, aux côtés du directeur départemental de la sécurité publique, et en partenariat étroit avec la Ville de Nice, conçu et mis en œuvre le dispositif de circulation et de sécurité des festivités de la soirée du 14 juillet.

Alors que la priorité immédiate était dès les premiers instants qui ont suivi le drame, et reste encore bien sûr à cette heure, la prise en compte des victimes et leur accompagnement, je déplore profondément que des polémiques aient aussitôt éclaté et se prolongent encore aujourd’hui. Ces polémiques sont injustes, et injustement blessantes pour la Police nationale, pour les policiers qui sont intervenus aussitôt et courageusement. Elles constituent également une souffrance supplémentaire pour les victimes.

J’ai donc souhaité, avec le directeur départemental de la sécurité publique des Alpes-Maritimes, vous proposer d’expliciter et préciser, carte à l’appui, le dispositif déployé le 14 juillet.

Ce dispositif pour le 14 juillet a été préparé ici, à Nice, sous ma responsabilité, et c’est sur la base des informations que j’ai transmises que le Ministre de l’Intérieur et les autorités ministérielles se sont exprimées.

Dès sa venue à Nice dans la nuit de jeudi à vendredi, le Ministre de l’Intérieur m’a donné des instructions les plus claires et les plus nettes : dans un souci de transparence et de vérité due aux victimes et à leurs familles, et sans préjudice de l’enquête ouverte, rien ne devait être caché ou déformé. Il m’a également demandé de le faire en évitant toute mise en cause des partenaires de l’État.

C’est la raison pour laquelle j’ai diffusé dès le samedi 16 juillet un communiqué présentant le dispositif de sécurité mis en place. C’est la raison pour laquelle le Ministre de l’Intérieur vient de saisir l’Inspection Générale de la Police Nationale, pour qu’elle procède à une mission technique d’évaluation du dispositif de sécurité, tel qu’il a été conçu et mis en œuvre. Ce point presse s’inscrit dans la même démarche de transparence et de vérité, alors que des articles publiés ce matin mettent en cause l’intégrité du Ministère de l’Intérieur et de ses agents.

Avant de passer la parole au contrôleur général Marcel AUTHIER, Directeur départemental de la sécurité publique, je tiens à revenir sur deux points qui alimentent notamment la polémique.

Y a-t-il eu mensonge des autorités comme l’affirme Libération ce matin ? Non, à aucun moment.

1) Le point de contrôle par la Police nationale de l’entrée dans le dispositif de la Prom’party se situait bien au niveau de la rue Meyerbeer. Pas ailleurs. Ce point Meyerbeer avait été convenu avec la Ville et était tenu par 6 fonctionnaires de la Police nationale. En amont, au point de Gambetta, il s’agissait d’un point de déviation de la circulation et de contrôle visuel. Tenu dans un premier temps par la Police nationale, il l’a été ensuite, à partir de 21 heures, par la police municipale. Ce point de contrôle Gambetta a été franchi par le camion en empruntant le trottoir, comme nous l’avons dit constamment.

2) à l’instant du passage du camion à la hauteur du point Meyerbeer, environ 400 mètres plus loin, ce sont bien 3 des 6 policiers nationaux affectés à ce point qui sont intervenus, poursuivant le camion et contribuant à sa neutralisation en moins de deux minutes.

C’est donc bien à ce point Meyerbeer, et non à Gambetta, comme cela a pu être compris par erreur, que se situent à ce moment les véhicules de la Police nationale. Les équipages avaient pour mission d’assurer le contrôle et la sécurité de la zone d’animation qui commençait quelques mètres plus loin.

Encore une fois, cette répartition des missions entre les points Gambetta et Meyerbeer était convenue avec la Ville.

En conclusion et avant de passer la parole au DDSPdirection départementale de la sécurité publique, je veux redire ma confiance à l’ensemble des policiers nationaux qui, le 14 juillet ont pris part à l’action décisive qui a arrêté la course mortelle du camion et neutralisé son conducteur. Je leur exprime toute mon admiration et mon profond respect.

Je salue également l’action de la police municipale, des militaires de l’opération Sentinelle, de la gendarmerie nationale, des sapeurs-pompiers, du SAMUService d'aide médicale urgente, des personnels hospitaliers, des associations de protection civile et de tous les particuliers qui ont contribué aux secours.

Cartographie : 

Cartographie