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Le Palais Sarde, décor d'un jour au service d'une mémoire à perpétuer

 
 

Les services du ministère de l’Intérieur (ministère, préfectures et sous-préfectures, casernes de gendarmerie ou de sapeurs-pompiers, commissariats de police…) sont parfois accueillis dans des sites remarquables : anciens châteaux, édifices religieux reconvertis, hôtels particuliers aménagés, hôpital transformé, etc.

A l’occasion des Journées européennes du Patrimoine, le public est chaque année plus nombreux à partir à la découverte de ces sites, qui témoignent de la préoccupation constante de préserver, pour le présent et l’avenir, les richesses reçues en héritage de son histoire.

Pour préserver et continuer à faire vivre ce patrimoine, le ministère de l’Intérieur loue ou prête ces locaux le temps d'une manifestation ou d'un tournage.

Ainsi, le Palais sarde va servir de décor pour une scène d'un long métrage de Christian Duguay, « Un sac de billes », d'après le récit autobiographique de Joseph Joffo.

Dans le film, le Palais sera ainsi, pour les besoins du tournage, l’Hôtel Excelsior.

Aussi, un drapeau nazi, symbole d'une période de souffrance et d'oppression, a été déployé brièvement aujourd'hui et le sera de nouveau demain, 29 septembre 2015, jour de tournage, reconstituant ainsi ce qu'il s'est passé à Nice sous l'Occupation.

Le tournage du film « Un sac de billes » participe ainsi au devoir de mémoire. En septembre 1943, Aloïs Brünner, chef du commando SS à Nice, avait réquisitionné l'Hôtel Excelsior, dont il avait fait le quartier général de la section anti-juive. Placé à proximité de la gare de Nice, cet endroit était stratégique pour l'organisation du transport des victimes, directement « expédiées » vers Drancy.

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Adolphe Colrat, Préfet des Alpes-Maritimes, avait souhaité que soit organisée le 6 novembre 2014 une Journée d’étude consacrée à la persécution des Juifs dans les Alpes-Maritimes durant la Seconde Guerre mondiale et à l’exposition réalisée par le Mémorial de la Shoah et l’ONACVG « Les Juifs de France dans la Shoah ». :

« Regardons cette histoire avec humilité, mais d’abord apprenons-la et méditons-la. Ensemble.
Il n’y a évidemment pas de responsabilité collective à l’égard du passé, pour ce qu’ont fait ou n’ont pas fait nos grands-parents ou nos arrière-grands-parents.

Mais il y a peut-être une responsabilité collective pour l’avenir. Plus personne désormais ne doit pouvoir dire : « Je ne savais pas ».